08 juin 2009
A l'entendre, tout tangue, ho !!!
A l'entendre, tout tangue, ho !!!
Ce soir, au cabaret, la diva fut sublime,
Y allant de contre-ut qu'on trouva un peu là.
Au clou, l'accordéon et le pianola !
Quant au célèbre auteur, il resta anonyme.
Bref, ce soir-là, la Callas torpilla Zola.
de Jomo FIZZINA

27 mars 2009
Moi ! j’ai vu
Moi ! j’ai vu
Poésie de Gérard TROUGNOU
Moi ! J’ai vu un jour
Un grand clown
Qui jouait d’la trompette
A cordes ! Oui ! Monsieur.
Et moi ! J’ai vu un jour
Un p’tit clown
Qui jouait du violon
A pistons ! Oui ! Monsieur.
Quand leurs musiques étaient gaies
Les êtres pleuraient
Et riaient quand elles étaient tristes.
Drôle de monde !
Pour un accordéon !!!

05 mars 2009
J'ai dans mon coeur des airs d'accordéon
Poème de Suzanne WALTHER-SIKSOU
(Québec, Canada)
J'ai dans mon coeur des airs d'accordéon
À Claude Moukarzel
Chacun des instruments de musique me charme,
Quand, d'un poème, il fait une belle chanson.
Emplie de nostalgie, parfois émue aux larmes,
J'écoute avec ferveur des airs d'accordéon.
Je me souviens du temps joyeux de ma jeunesse,
Où nous chantions grisés: Ah! le petit vin blanc...
Et de douces romances, empreintes de tristesse,
Relatant des moments uniques et troublants.
Bercée par les accords d'un accordéoniste,
J'aimais voir, de Paris, des scènes de la nuit,
En écoutant la voix d'un tendre idéaliste.
Je me sentais alors transportée, éblouie.
Ceux qui nous ont émus nous restent en mémoire.
Nous leur rendons hommage en nous souvenant d'eux.
Certains, inoubliables, ont rencontré la gloire,
D'autres, talentueux, nous ont rendus heureux,
3 septembre 2005
25 février 2009
Jolie jeunesse
Poème Sous les ponts coulent la Seine, dans la rue coure le bruit De la frêle innocence à qui tout semble plaire Sous les ponts coule l'homme enchainé au mépris Espérant de ses mains la bonté de ses frères Mais la bonté ne vient à l'esprit des bonnes gens Que les dimanches de Pâques au sortir de la messe Pour acheter d'un geste le pardon du parent Qui ne croit plus du reste à ces trompeuses promesses Sans espoir et sans haine vient un accordéon Porté par des bras maigres et des jambes tremblantes Puis la musique s'élève, crachée comme un affront Aux oreilles des passants, ces gens de bonne entente Sous les ponts de Paris seule la Seine semble aimer Que coule à son allure un air d'accordéon Dans les rues de Paris courent les cris éhontés D'une innocence qui porte bien sa nation ![]() |
06 août 2008
L'accordéoniste - poésie
L'accordéoniste

Fâché
On ne sut jamais pourquoi
Il brisa l'archet
Eventra le violon
Dont l'âme à jamais
S'échappa
Et se prit une esquille
Dans un doigt
Il joue depuis ce jour
Des mélodies d'amour
A l'accordéon
Il remplit le monde
De sons colorés
Mais le monde ne
L'écoute guère
Il semble avoir perdu
De sa superbe et de
Sa crédibilité
A propos de Jacques Herman
Il est né le 11 mai 1948, à Tirlemont, en Belgique, et il vit à Pully (Suisse) depuis 1970. Professeur de français et d'histoire, il a publié des manuels scolaires et de nombreux livres d'histoire, dont Mémento d'histoire universelle, en 1978. Jacques Herman est aussi poète. Il a publié ses premiers poèmes à l'âge de 15 ans. En 1989, il publie son recueil De la pierre philosophale et, en 2005, Les gerfauts. En plus de la poésie, Jacques Herman s'adonne aussi à la peinture. Après la peinture à l'huile et l'acrylique, il se consacre entièrement à l'aquarelle. Il a exposé à L'Entracte, ainsi qu'au Musée cantonal des Beaux-arts, à Lausanne, où il a travaillé avec René Berger. En 2007, il publie son nouveau recueil de poésie, Les Tartanes. Il est membre des Sociétés Vaudoise, Valaisanne et Fribourgeoise des Écrivains, ainsi que de la Société des Poètes Français.
29 octobre 2007
Fugue pour Accordéon
Poème de Michel Bosseaux
(avec son aimable autorisation)
Fugue pour accordéon
Avant il jouait de l'accordéon
Faisait danser son chat
Parfois ça rapportait parfois non
Il buvait trop pour ne pas penser à ça
Alcool, pas sa muse
Plus une syllabe qui sortait audible
Il dormait sous les ponts si je ne m'abuse
Je sais, l'histoire n'est presque pas crédible
Conte de fée dira-t-on, mais c'est ainsi
Un jour on lui dit que ce billet trouvé
Avait gagné le gros lot
Comme si la chance pouvait tourner ...
Il n'y crut pas trop
Dans son dictionnaire perso
Banni le mot "rêve", redéfini "argent"
S'il tombait du ciel au kilo
Ca se saurait depuis le temps !
Pourtant hier même
Costume bleu méthylène, cravate assortie
Par le pouvoir de la loterie
A son reflet dans la glace il put dire "je t'aime"
Oubliées bien vite
Idées altruistes, et les anciens "amis"
La fortune a cette limite
Qu'elle ne donne pas bon coeur juste poches grossies
Il plana sur Wall Street
Gagna, perdit, s'en moqua
Recommença à boire par litres
Mais pas la même marque, comme il se doit
Puis vint le crash ... comprennez-vous
Le malheur a horreur des hasards heureux
Vous avez sûrement entendu cet accordéon, là, derrière vous ...
Réfléchissez-y un peu ...

Ce texte est protégé, merci de respecter les droits d'auteur : voir ici
Ce poème a été publié dans : Recueil : In Nomine (2000)
Il est extrait du site de l'auteur, Michel Bosseaux, que vous pouvez retrouver en cliquant sur le logo de son site, ci-dessous, "Faux rêveur - site d'écriture" pour découvrir ses autres créations :
26 octobre 2007
C'est au son de l'accordéon
C'est au son de l'accordéon
que Nénette a connu léon
et que j'ai rencontré Fernande.
Elle était mince, elle était grande:
cheveux coupés, l'air d'un garçon.
Chacun sa part et sa légende.
J'ai pris Fernande un bon moment
pour l"héroine d'un roman,
mais aujourd'hui je me demande
si c'était vraiement pour Fernande
et non pas pour l'accordéon
que mon coeur battait pour de bon.
Il jouait un air triste et tendre
avec de longs gargouillements
et l'extase jointe au tourment
y faisait, pour qui sait entendre,
tournoyer mille enchantements.
Qui veut aimer souffre d'attendre.
J'ai trop souffert à mes vingt ans
pour qu'au musette, en l'écoutant,
l'accordéon qui est tant tendre
et rauque inexorablement,
ne me permette de comprendre
désormais qu'il est l'instrument
des poètes, des coeurs à prendre
et de mes mauvais garnements.
de Francis CARCO
A propos de Francis CARCO
Francis Carco de son vrai non François Carcopino-Tusoli, écrivain, poète, journaliste et auteur de chansons français d'origine corse, né le 3 juillet 1886 à Nouméa, décédé le 26 mai 1958 à Paris.
Il définit son œuvre lui même comme « un romantisme plaintif où l’exotisme se mêle au merveilleux avec une nuance d’humour et désenchantement ». Dans ses livres transparaît l'aspiration à un ailleurs : « Des rues obscures, des bars, des ports retentissant des appels des sirènes, des navires en partance et des feux dans la nuit ». L'enfant battu par son père corse consacra sa vie aux minorités et en fit souvent le sujet de ses romans : Canaques, témoins de ses premières années à Nouméa, prostitués, mauvais garçons.
18 octobre 2007
L'accordéon
L'accordéon
Il trouve le souffle léger de l ’inspiration
là où la vie défile aux bras des filles des villes
L’été il accompagne le chant des moissonneuses
il joue sur les trottoirs près des tables en terrasse
A la rentrée des classes de retour au boulot
Il évoque les vacances avec nostalgie
Il joue dans les couloirs ou devant des assiettes
Il descend dans les gares avec les banlieusards
Aux endroits surpeuplés de la vie parisienne
Il vous prend par le cœur comme on serre une éponge
Poésie d'Alain
Original de ce poème sur l'accordéon ICI










